La biographie du créateur des 2 Sabres

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Origines "des 2 Sabres"
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Acte 1)
   
L’école du Maître Samouraï Myamoto Musashi lui était alors inconnue. D’ailleurs qu’est ce qui pouvait bien pousser Jean Mimi à élever des Malinois ? Rien ne le prédestinait à évoluer dans les métiers du chien.
Pourtant de nombreux souvenirs me reviennent, je citerai en 1 mon enfance. Je suis né en Corrèze, l’ensemble de ma famille possédait des domaines agricoles. Il y a même un lieu dit qui porte mon nom et le plus souvent possible, c’était dimanche à la ferme.
   
 L’ambiance super cool et pourtant rude (vu le boulot) n’avait rien à voir avec la suite des événements, donc du chien : Je n’avais qu’une approche purement utilitaire. Les cabots qui étaient là (une sorte de Berger Corrézien pur jus) se devaient de rentrer les bêtes, monter la garde, aller à la chasse et ne pas trop la ramener. D’ailleurs, c’étaient des chiens merveilleux, sympas quand ils te connaissaient, jamais malades et hyper résistants.
   
Puis ce fut la ville, pas vraiment « l’idéal » en ce qui concerne les toutous et pas top en ce qui concerne l’intégration. 
Une seconde vie m’expédia en banlieue Parisienne, bien que je n’ai pas de souvenirs précis de toute mon enfance, une chose est certaine : je ne m’y plaisais pas et je n’y retournerai en aucun cas… Cette sensation est étrange, car j’avais plus l’impression de survivre que de vivre. D’ailleurs, dans la même optique j’ai subi  l’école aussi, seul coup de bol dans mon malheur, mon père a toujours aimé les chiens et plus précisément l’épagneul Breton. Grâce à lui, j’allais découvrir la chasse, les expos et un club de race… L’aventure fut sympathique, mais je recherchais autre chose. 
   
C’est donc d’autres motivations et plus précisément le sport qui ouvrira de nombreuses portes ? 
Je pense être quelqu’un de naturellement passionné et qui plus est, de relativement fidèle. La première fois que j’ai écouté du Rock grâce à Elvis Presley, puis du Hard Rock avec Led Zep, Deep Purple, Kiss et AC/DC je fus immédiatement séduit et je le suis encore. De même qu’en m’impliquant dans le sport : Je trouvai bien mieux qu’une satisfaction, mais un exutoire. 
    
D’ailleurs s’enchaîneront petits boulots et pratiques acharnées soient : Foot, Bicross et arts martiaux traditionnels avec un passage obligatoire en kick Boxing. Ceci explique sans doute cela, car cette fascination pour la culture Asiatique et encore aujourd’hui pleinement ancrée. Peut-on vivre ses passions sans l’aide du destin, pas sûr ? 
J’ai eu de la chance, car je n’ai jamais été au chômage et je n’ai jamais côtoyé la délinquance. Sans être un modèle de vertu, j’essaye de rester logique et pour cela les arts martiaux demeurent l’école de référence. C’est ainsi que l’on me sollicita pour le service militaire et c’est sans hésitation que je demandais à devenir Maître chien. 
   
Affectation pas évidente, quand on connaît les tenants et aboutissants d’une équipe cynophile. Il y avait à l’époque les classes, puis l’apprentissage, la surveillance, le nettoyage, l’entraînement etc…  
Malgré quelques tapes sur le pif sûrement dues à mon caractère jovial, j’ai adoré mon passage à Suippes, j’ai appris beaucoup de choses. Pour l’ensemble et hors mis « le marche au pas » qui aurait cassé les noix au plus zen des moines bouddhiste, le reste en valait vraiment la peine. 
    
Et là, coup du sort ! 
Aussi étonnant que cela paraisse, dès mon arrivée j’ai eu un Malinois. Il venait de Hollande et sa formation était comme Bibi loin d’être terminée. De ce fait : Nous avons énormément bossé et donc fini par  être récompensés. Puis, ce fut les missions : Pour être au top, on s’entraînait la nuit et évidement en situation réel ! 
   
Voilà une approche plutôt singulière non ? Alors comment et pourquoi les sports canins ? 
C’est en rentrant à la caserne, que je vais découvrir l’instant magique qui allait changer ma vie. Mon chef travaillait son Malinois civil sur un programme de Ring. Jusqu’alors, je ne connaissais que le travail Militaire et quelques exercices de RCI.
  
Le mot qui convient est « révélation », le chien en question était un Malinois extraordinaire, Toy de son nom d’artiste, sautait 2m50 en hauteur avec 1m50 d’élan, gardait une valise (une vraie), marchait en arrière, attaquait avec des cessations au quart de seconde, enfin bref… le truc qui scotche ! 
J’étais subjugué, coup de chance le chef me laissa m’occuper de Toy et par la suite, je rachetais son autre jeune Malinois Tex. Voilà comment tout a commencé. On apprenait le Ring après le boulot, car c’est également à cette époque que j’ai rencontré mon futur beau-frère Pascal Chenevière (HA civil que l’on ne présente plus) et Patrick Joli également (excellent dans la toile) qui avant de se forger une solide réputation en tant que chef cuistot était un cynophile émérite. C’était au début des années 80 et on s’éclatait comme des bêtes. A l’inverse de Patrick qui portait parfaitement le costume, parfois nous avions le privilège de faire mordre. C’est d’ailleurs à cette époque que je me suis aperçu qu’une jambe ne plie que dans un sens ! Force de reconnaître, que nos cabots étaient terribles, surtout celui de Patrick : un BA ( Brontosaure Atomique) terrifique… 
   
C’est au bout d’une année que la motivation de tenter autre chose va alors se faire sentir ?
Oui la recherche, le décombre etc… m’ont toujours fasciné, de voire ces chiens sauveteurs en action, m’avait vraiment ému. Le sort en n’a voulu autrement, car je fus victime d’un accident de la route. 
   
Bilan des courses, beaucoup de temps pour réfléchir. Le clash va laisser des séquelles irréversibles !!!
C’est surtout que je ne savais plus trop comment me placer face à un chien. Catherine ma compagne, Patrick et Pascal vont énormément m’aider à surmonter ce problème, je vais pourtant faire de mon mieux « un mieux » loin d’être probant. Alors, me voyant trop démuni physiquement, je vais étudier à donf. A un point tel que je décidais de faire de l’élevage. D’un autre coté ma santé semblait se stabiliser et de mois en mois, je commençais à retravailler ma condition physique, puis retour sur les terrains avec mon Malinois Tex, mais ce n’était pas vraiment ça, ce qui me conforta dans l’idée d’élever.
     
Tex, de son véritable nom V’Tex des Loups Mutins. Un pur Flap, fils de Othis du Domaine de Maison Neuve sur une fille de Cuik, un chien difficile au caractère pointu et moyennement cool.
Enfin arriva le jour bénit où mon ancien chef militaire me confiait que Jean & Denise Gangloff avait une femelle pour moi ! C’était une fille de Rep de la Fontaine du Buis sur Icha une fille de Cuik. Cette lice fut certainement la meilleure de mon élevage. Elle était d’un équilibre sans faille, toileuse et maman fabuleuse. Le bonheur absolu de ma fille qui grandira à ses côtés. 

Acte 2)
   
Elle possédait une sensibilité « réactive » étonnante. En un simple regard elle m’avait captée… Elle était aussi protectrice que complice à un point tel, que je ne pense pas revivre une telle alchimie avec une autre chienne, et cela même si à l’élevage Nout s’en rapprochait le plus ! Il m’est difficile de définir profondément cette relation tant celle-ci « se vit plus, qu’elle ne se raconte ». Encore aujourd’hui mes sentiments pour Cathy sont intacts. Elle restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Malheureusement Cathy avait mis la barre très haute, la prenant comme modèle : Je ne trouvais aucune Malinoise lui arrivant à la cheville. Même, les 2 filles de Gamin des 2 Pottois que j’avais récupérées me semblaient gnangnan. Tan pis : J’allais m’investir à 100 % dans l’élevage avec ma reine mère et je sélectionnerai qu’à partir d’elle. 
   
Certes, mais qui dit élevage, dit affixe ! 
C’est le jour ou l’on me demanda de choisir un nom d’élevage, que mes yeux se portèrent vers mon Katana. Celui-ci était sur son présentoir avec un wakisashi et l’idée fut immédiate « les 2 Sabres ».
  
Hasard ou coïncidence ?
Patrick qui comme moi est aussi un passionné d’Art martiaux  (plus précisément de Kung-fu et d’Aïkido) va m’offrir le « traité des 5 roues » manuscrit génialissime qui restera pour toujours mon livre de chevet. 
   
Récit épique du Ronin Miyamoto Musashi. Sa philosophie ne peut que pousser à réfléchir sur divers domaines (manuscrit encore d’actualité, tant sa présence est puissante) anciens comme contemporains. 
De nombreuses réflexions tirées de ses ouvrages vont orienter mes choix, ma sélection et ma vision en matière de vie (globale et de société) ainsi qu’en cynophilie. L’élevage ne serait pas une passion, mais un sacerdoce. 
  
C’est clair qu’il vaut mieux avoir une furieuse envie, le feu sacré et même la foi ! 
La cyno : tu y rentres comme dans les ordres ! Aimait à répéter sans arrêt mon premier Maître Alain Savignat et c’est surtout avec lui que j’allais apprendre la véritable interprétation du terme « dressage ». 
   
Cet homme est un pur génie, un ovni ou mieux encore. Il avait dix ans d’avances sur des tas de choses comme : La caisse pour les positions, les jambes pivots, le mixage Ring-Campagne sur un travail précis, donner de la vitesse ou freiner, fortification par le sport, mise en place millimétré et cessation parfaite… Enfin bref, un mec hors norme. 
Il allait mieux que m’enseigner, il allait m’expliquer et me démontrer l’ensemble de ses théories chez lui à Ardillière
   
A l’époque, le club était composé de Patrick Joli, Michel Bachelier, Jean-Noël Philipotaux (un spécialiste du Schnauzzer) et moi. Puis quelques années plus tard un jeunot nommé Fréderic Matuzak viendra se joindre au bloc. Dans le même temps, les choses bougent géographique- ment parlant.
Je quitte la Corrèze pour le Centre. Mon père et Pascal vont me construire des installations d’enfer et cette fois, j’allais tenter de prouver ma bonne foi en élevage. D’ailleurs les leçons de dressage m’ont énormément servi, ce qui fait qu’Alain m’a toujours compris sur ce chemin. Ce fut donc, un immense honneur pour moi, quand un beau jour il me confia toutes les archives du Marais d’Aunis
  
Un élevage se termine en laissant la place à un autre, c’est ce que l’on nomme une passation de pouvoir « un grand terme » qui signifie confiance l’un en l’autre, sensation étrange et difficilement explicable non ? 
Absolument : C’est le truc que tu sens et que tu fais. D’ailleurs : C’est ce qu’il a fait avec moi et c’est ce que j’ai fait avec Fabrice. Une sorte de coup de foudre inévitable !
    
Pour en revenir à l’élevage, il est clair qu’à cette époque, il y avait de supers chiens des supers finales et des hommes d’attaques implacables afin de valider les acquits et de trier l’inné...
J’avais déjà eu d’excellentes satisfactions avec Badge des loups Mutins. Je me remémore l’époque où Patrick était mobilisé à Tours. Il m’avait téléphoné pour me parler d’un jeune Malinois très prometteur. Ni une ni deux avec le Frangin on prend la bagnole et banzaï
   
Un peu qu’il était prometteur le gaillard, encore un coup de foudre. L’éclair à peine éteint… La saillie était faite ! 
Tout est partie de là, j’ai commencé à prospecter et tous les Malinois que j’ai utilisés m'ont fasciné. Puis, c’est sur les conseils de Pascal que je vais utiliser Voltaire, je savais que son courant de sang était différent et je ne voulais en aucun cas bousiller mes appuis Rusky-Flap, donc « au pire », je retournerai sur un sang Rep (Ce qu’il fera à 2 reprises). C’était décidé, mes étalons d’élevage seraient les suivants Rep, Badge, Voltaire et Ultra. Au-delà des Rusky/FLap, j’ai toujours aimé les demi-sangs, je trouvais qu’ils avaient cette fameuse complémentarité parfaite pour notre french-Ring et je dois dire que le Malinois de Gilbert m’avait bigrement interpellé ! « the kekla in your face »… J’avais vu Ultra du Domaine du Caméléon en finale et j’avais halluciné ! 
    
Tu l’as dit Jean Mimi : Un concentré de qualités pur et dur, qui plus est sympa et très beau… La messe était dite, la construction serait de la sorte : 
Sur les produits Rep-Badge je remettrai Voltaire, sur les Rep-Voltaire je remettrai Badge, sur les produits Rep-Ultra je remettrai Badge ou Voltaire et ainsi de suite jusqu’à avoir les 4 Malinois au pedigree sur un appuie Cuik. Puis trouver une retrempe et revenir en consanguinité sur les sangs dominants. 
   
Grosse entreprise qui va prendre 15 ans. Naturellement, ce type de croisade ne peut se faire seul et d’autres cynophiles vont se révéler déterminants : 
Oui, d’une part car la vie d’un chien est courte et d’autre part si tu veux travailler sur ses fils ou filles : Il faut taper aux bonnes portes, donc : Au-delà de mes voyages, je vais rencontrer une dizaine de personnes qui chambouleront ma façon de voire les choses. Le premier à m’alerter sur des sélections rigoureuses ce nomme Eric Cavaillé. Sa prodigieuse culture va m’amener à toiser la Belgique de fond en comble, je lui dois de m’avoir ouvert les yeux sur le sujet et c’est grâce à lui que je vais incorporer Itusk & Ivan des 2 Pottois dans mes courants de sang. Le second s’appelle André Noël, figure emblématique de notre univers cynophile. Ses réflexions, son savoir et son étonnante maîtrise du monde « animal » s’avèrent simplement fabuleux. Il aura la gentillesse de m’enseigner des milliers de choses et je lui en serais reconnaissant à jamais. La troisième personne va énormément compter dans ma vie d’homme en général. En effet, François Lelevier sera bien plus qu’un Maître Dresseur à mes yeux, il est surtout une personnalité rarissime. Il va m’apprendre un milliard de choses combinés en valeur humaine, cynophile et philosophique. Le quatrième ce nomme Michel Pechereau, chef d’équipe, dresseur et HA extraordinaire. Il m’a fait bosser presque aussi durement que François, mais grâce à lui j’ai enfin pu accéder à un vieux rêve. Enfin, mon pote de tous les coups l’ami Frédo. C’est le genre de gars qui ne pose pas de question, il fait ! Il a toujours bossé mes chiennes avec passion et conviction, allant jusqu’à prendre sur son temps de repos et en bravant des milliers de kilomètres. Homme de confiance par excellence, il va amener un 2 Sabres sur un podium de Ring, puis un second aux divers championnats Militaires. Il est au-delà d’un ami cher… Le précurseur que je cherchais ! Enfin Léon Destailleur, André Varlet et Roland Thibaut qui me feront profiter de leurs notions : Historique d’élevage, de dressage et de connaissance sur la généalogie du Berger Belge ! Je sais, j’ai eu beaucoup de chance…
    
Et de la chance, il en faut. Surtout quand on démarre sans un flèche, sans moyen et loin de tout. Qu’à cela ne tienne, article 22 « chacun se démerde comme il peut » sera le leitmotiv de plusieurs épopées. 
Je me souviens d’un coup de fil à Mr Guevel : "Cher Monsieur, j’aimerai beaucoup utiliser Ultra pourriez-vous me filer un coup de main ?" Et Gilbert de surenchérir, après avoir écouté pendant une bonne heure et demi toutes mes explications : « pas de problème », de même avec Bernard Bouchez, Michel Rabouin et William Chambaud, une bande de sacrés bonhommes que je tiens en plus haute estime, c’est vrai que ce n’était pas toujours évident. Le nerf de la guerre a toujours été le pognon ; et moi je n’en avais pas !!! Un jour André Noël m’a dit : "tu sais Jean-Mi, pour élever correctement, il faut beaucoup d’argent." J’en ai rapidement fait l’expérience, mais je suis également heureux d’être l’exception qui confirme la règle. N’empêche que c’est grâce à tous que l’élevage a fonctionné, un big merci !

Acte 3)
    
Depuis combien de temps ?  
J’élève, je vis, je dresse ? Depuis trop longtemps ! Pourtant : J’avais prévenu dès le départ : Compèt jusqu’à 40 ans, j’ai fini à 42. Élevage 45, j’ai bouclé aussi à 42, ça compense ! Pour, le dressage, je file un coup de main au Sporting Club de Limoges, ça me permet de rester dans l’action même si d’ici peu, ils n’auront plus besoin de moi !
    
Je voulais parler de tes reportages cynophile ? 
Ah Ok, une bonne grosse dizaine d’années, peut- être plus. Tout a commencé grâce à André Varlet. Nous étions à Aurillac lors de la finale 94, il venait de sortir son super bouquin sur les Bergers Belges et nous avons longuement parlé. L’année d’après, il me demandait si je voulais écrire pour le CFCBB. Mes textes ont plus à Alain Dupont et j’eu le privilège d’écrire pour SansLaisse. La vache… Je n’en revenais pas, la revue que je connaissais à l’époque du BA me commandait des articles, j’étais hyper fier et je le suis toujours, car SansLaisse est à la presse spécialisée, ce que Chienplus est à Internet !
    
Et Chienplus justement ? 
Cette fois, c’est sous l’impulsion de Gilbert Guevel & d’Alain Dupont. Ils m’ont présenté à JJ et hop, c’était réglé. Le mec est droit, sympa et cool, je lui ai parlé de plusieurs projets dont la saga du Malinois. Il fut immédiatement intéressé et depuis, nous avons planché sur d’autres Trucs. Il faut reconnaître qu’un Webzine de cette envergure est une source d’infos extraordinaires. J’espère que les jeunes savent la chance qu’ils ont ? 
   
Tu suis les Infos sur Internet ? 
Je n’ai pas trop le temps, mais j’essaye. Je vais souvent sur Malimaniac et dernièrement, je suis resté baba face à la chronique d’Eric Cavaillé sur l’Adar. Il explique beaucoup de choses, tout en restant précis et clair, c’est Géant ! 
   
Tu as suivi des études spécialisées ? 
Non vu ma scolarité rapide… Je suis autodidacte. J’ai eu la chance de bosser dans les prémisses de la vidéo sur Paris, puis j’ai travaillé en radio comme animateur chroniqueur. On faisait des papiers furieux sur des nanars ou sur des films qui nous avaient gavés et puis on avait une rubrique musique ou là aussi, on se lâchait en passant des groupes rarement écoutables à la radio… C’était bien Trash. Le virus ne m’a jamais vraiment quitté, car je bosse encore comme chroniqueur pour le Webzine « le chant du grillon », et tu peux me croire : ça décape mémé dans l’escalier !        
   
Quand tu dis, une scolarité rapide ? 
Plus médiocre, que rapide. D’une part l’école m’ennuyait. D’autre part, j’avais plus ou moins capté un lavage de cerveau, du style : tu fais ça point ! Méthode qui ne fonctionne pas trop avec moi… J’ai donc été remercié illico et du même coup on m’a gentiment demandé d’apprendre un métier. Dans ces cas là, tu n’as pas le choix et ma conseillère d’orientation m’a suggéré la mécanique. Choix judicieux quand on me connaît ! Du jour où les profs m’ont vu à l’œuvre, ils ont ardemment souhaité que je ne touche plus aux machines outils (rires). Ils m’ont filé une lime et je suis devenu ajusteur de précision. La encore un choix très judicieux, mais dans « conseillère »  y a " seillère" non ? Sur mes propos, il ne faut pas croire que je dénigre l’école, au contraire. IL n’y a que cette solution pour réussir et si j’ai un seul conseil à donner, c’est de bosser les ami(e)s, il faut apprendre un max de trucs, c’est obligatoire. En plus, il y a même la possibilité « aujourd’hui » (ce qui n’était pas le cas, il y a 30 ans) d’une formation  dans les métiers du chien… Alors pas de blague et au taf ! 
   
Ce fut donc l’école Martiale ? 
En effet : J’ai eu la chance d’approcher les arts martiaux très jeune et j’ai également eu la chance d'en pratiquer plusieurs, dont : Le Karaté traditionnel, le Ju Jitsu et plusieurs styles de Kick Boxing ! Qu’elle ne fut pas ma stupéfaction en découvrant et en approfondissant les sports cynophiles dit « de Saisie »… La relation directe avec les arts Martiaux m’a parut évidente. En voici mon raisonnement immédiat : Le petit travail serait « les Katas » et le mordant serait donc « le Randori » ! Le fait que le chien récitait par une gestuelle appropriée, puis agissait en prouvant sa valeur, sa force et bien sur sa technique m’avait poussé à ce constat. En fait, quand on analyse une attaque de face et je rajouterai surtout la French-Ring, nous sommes placés devant un combat au sens noble du terme ! L’HA et le Chien sont confrontés sur l’action de marquer loyalement un maximum de points, il y a naturellement des degrés, des échelons etc… Un peut comme si le brevet débutait à la ceinture orange, pour arriver aux sélectifs avec la ceinture noire. J’avais fait ce type de comparatif pour des gens qui ne comprenaient pas pourquoi l’HA en France se tenait toujours en opposition !  
    
Ce n’est d’ailleurs pas évident à comprendre d’un œil extérieur ? 
Bien sur, que ce n’est pas facile. Mais, il faut savoir qu’avant de tourner en Ring comme avant de tirer en compétition : Tu es préparé à cela ! Ce n’est pas la peine d’aller si loin, prenons le Rugby. Tu crois que les gars qui jouent ne sont pas entraînés avec rigueur et maîtrise. Un placage ou le simple fait de te stopper en courant peut te casser en 2 sans une préparation adéquate. Idem sur une prise de Judo et bien pour nos champions à 4 pattes, c’est exactement pareil. Il y a une préparation physique et mental, voilà pourquoi nos chiens de sports sont équilibrés. Ils travaillent, ils ressentent les choses et non nul besoin de prouver leur courage dans la vie, ils le font à chaque séance ! 
    
Tu dois bondir systématiquement quand on évoque l’amalgame chien dangereux et sportif ?
Plus maintenant, par ce que je me suis aperçu que de nombreux spécialistes cynophiles en tout genre n’en étaient pas. Seul un pratiquant aguerri peut t’expliquer pourquoi le chien a réagit de cette façon et cela après une analyse digne d’un profiler (rires). Nous, les véritables utilisateurs profitons d’un sens avisé de diverses situations et je rajouterai que nous sommes déformés par notre sport, donc ultra vigilent  (voire pour certain parano). Quand tu pratiques sérieusement, tu fais attention à la santé, à la condition physique, à la technique etc… Tu as conscience de ce que tu fais et la chose que tu redoutes le plus : C’est l’accident ! Nous appliquons (sens le savoir pour certain) un code d’honneur précis, nous avons une étique et nous ne faisons pas n’importe quoi pour en mettre plein la vue au Pékin qui passe. Nous nous entraînons dans des lieux appropriés avec des normes, des contraintes et des protections ! Ce qui reflète un entraînement en salle avec un Sparing Partner, tout est étudié, réfléchit, donc aucune comparaison possible.
   
C’est parti de quoi alors ?
Du mordant et de sa définition. Un chien mordeur, ça ne veut rien dire. C’est comme une voiture qui roule !!! Tout dépend comment tu définis à un instant précis le sens du mot. En matière d’Arts Martiaux, tu penses bien qu’une personne QUI d’un coup de poing casse 2 parpaings fera attention à ne blesser personne sans une raison valable. Tu te rends comptes de la responsabilisation qui pèse sur ses épaules ? La plus part des gens disent « il ne faut pas l’emmerder celui la », mais le Karatéka « lui » fait tout pour que cela n’arrive pas. Un jour André Noël m’a dit « apprenons à nos chiens à mordre pour qu’ils ne mordent jamais ». Je le rejoins complètement…
    
Donc Cyno et Arts Martiaux pour toi ?
Sont liés, oui absolument. C’est une école difficile, de rigueur, de technique et d’humilité. De plus, il y a différents styles : les sportifs et ceux utilisés comme self défense par la Police ou l’Armée. Bien que diamétralement opposés, ils ont à la base, la même âme, que je n’hésite pas à nommer Art Cynophile…  

Propos retenus en 2007 par Émilie Gautier et Jean-Michel Védrenne
   

   

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